François Zocchetto


Président de Laval Agglomération depuis quelques mois, quel regard portez-vous sur notre tissu économique ?


Notre territoire a de nombreux atouts, de très belles entreprises qui malgré la crise conservent une activité positive. Nous devons néanmoins être à l'écoute des secteurs les plus fragiles. Notre rôle d'aménageur du territoire passe par la gestion de parcs d'activités d'intérêt communautaire. Nous devons les rendre encore plus attractifs. L'agence de développement économique a déjà beaucoup oeuvré dans ce sens et son travail d'accompagnement mais aussi de prospection de nouvelles activités économiques reste totalement pertinent. Nous sommes également l'un des acteurs et financeurs importants des ZAC Ferrié et de la gare à Laval. Je me réjouis bien entendu du souhait du Conseil général d'avancer vite sur l'implantation de l'Espace Mayenne sur le site de l'ancien 42ème. Cet équipement bénéficiera à tous les habitants de notre agglomération et renforcera indéniablement l'attractivité de la Mayenne. Autant de projets encore longs à faire émerger mais indispensables. Je suis déterminé à les mettre en œuvre rapidement.


 
 
Quelles seront les priorités de l'Agglomération en matière économique dans les années qui viennent ?


La priorité reste pour moi le développement économique et donc l'emploi. Notre pays traverse une période difficile, mais je suis convaincu de la mobilisation de tous les acteurs (entreprises, élus et collectivités, services et acteurs de l'emploi....) pour relever ce défi. Mais nous devons également, dans le respect des règles des marchés publics, faciliter l'accès aux marchés des collectivités, je pense surtout au secteur du bâtiment et des travaux publics. Ce secteur d'activité est très dépendant de la commande publique. Je ne peux pas me satisfaire des baisses importantes des dotations d'Etat aux collectivités car elles impactent directement ces entreprises. Les collectivités dont nous avons la charge doivent aujourd'hui faire des économies sur leur fonctionnement grâce à la mutualisation, au groupement d'achats..., elles doivent faire des efforts à la baisse sur la fiscalité des ménages et des entreprises afin de tenter de conserver un niveau raisonnable d'investissement. Ce sont les enjeux auxquels tous les élus sont aujourd'hui confrontés.

 
 A votre avis, quels sont les secteurs qui feront l'économie lavalloise de demain ?


Nos secteurs traditionnels doivent être confortés, car l'industrie est encore pourvoyeuse d'emplois sur le territoire. Mais nous devons savoir adapter notre offre s'agissant en particulier des zones d'activités qui doivent s'ouvrir plus encore vers le tertiaire. Enfin, Laval dispose également d'une bonne position en matière de réalité virtuelle et de réalité augmentée. Sur ce point, il n'est absolument pas question, comme cela a pu être dit ici et là, de mettre fin à ce qu'il convenait d'appeler la Cité de la Réalité Virtuelle, car cet écosystème ne doit pas se résumer uniquement à un bâtiment. Laval Agglomération a transmis une proposition à la Région en qualité de maitre d'ouvrage. Ce projet, qui conserve l'essentiel des fonctionnalités initiales, devant trouver plus judicieusement sa place à la Technopole au plus près des laboratoires, des entreprises et des centres de recherche et de formation. La Région nous a indiqué ne plus souhaiter être maitre d'ouvrage, mais sera présente dans le tour de table financier. Cet important projet structurant et notre ambition dans le domaine demeurent intacts. Prochainement, je rencontrerai l'ensemble des acteurs économiques du secteur, afin de construire avec eux, cette économie de demain.