Philippe Vignes, Préfet de la Mayenne


M. le préfet, vous avez pris vos fonctions en Mayenne il y a quelques semaines, quelles sont vos premières impressions sur l'économie locale ?

Je constate le dynamisme du territoire, la solidarité et le pragmatisme des décideurs sur l’accompagnement des fonds propres, la bonne résistance à la difficulté du moment, même s’il existe des signes d’effritement dans le bâtiment. Je constate aussi la baisse de l’apprentissage : un signe doublement inquiétant pour l’artisanat et l’insertion professionnelle des jeunes.

Connaissiez-vous la Mayenne avant d'y être nommé ?

Non, même si j’ai exercé les fonctions de secrétaire général de la Préfecture voisine du Mans dans la Sarthe. C’est peut être préférable pour disposer d’un regard neuf au moment de prendre ses fonctions. Mais j’ai la confirmation d’une bonne réputation, de combativité pour les dossiers et de travail collectif.

Quelles sont vos priorités en matière d'économie et d'emploi pour cette rentrée ?

Je me suis fixé plusieurs objectifs :
-    favoriser la saisine par les chefs d’entreprise des instances pouvant leur venir en aide dès les premières difficultés,
-    essayer d’accélérer l’embauche par les collectivités, les associations mais aussi dans le secteur marchand des jeunes en emploi d’avenir, en souhaitant que les premiers effets sur le chômage se maintiennent : améliorations de juillet et août par rapport aux mois précédents,
-    suivre les entreprises en difficulté : je note une bonne résistance des PME mais des soucis pour les TPE qui constituent autant de risques de pertes d’emplois,
-    je n’oublie pas que les décisions prises dans le domaine administratif doivent obéir à l’impératif de favoriser l’emploi : rapidité des réponses, pragmatisme, accompagnement le plus en amont possible, supposent d’améliorer encore la cohésion et la réactivité des services de l’Etat, ici en Mayenne et aussi avec le niveau régional.